Le blog de marine

 

Il ne savait pas que c'était impossible alors ils l'ont fait
Mark Twain

Mardi 17 novembre 2009

Avec pour thème « Le spectacle du quotidien » la dixième biennale d’art contemporain met l’art à toutes les sauces. Du spectacle au spectaculaire, le quotidien artistique, poétique, esthétique, les artistes le mettent en scène. Hou Hanru, le commissaire de cette édition est né en Chine et vit aujourd’hui à San Francisco et c’est le cas de presque tous les artistes présents, beaucoup sont originaires d’Asie mais vivent ailleurs, bien loin de leur pays de naissance. Ils ont le regard métis, toujours plus riche, toujours plus beau. La Biennale est avant tout une exposition internationale (un peu plus de 70 artistes et 35 productions/créations inédites) ce qui la rend intéressante.

 

« Nous vivons dans la société du spectacle. Malgré ses effets aliénants sur notre vie et sur nos liens sociaux, elle est l’une des conditions fondamentales de notre existence. Nous percevons le monde et communiquons entre nous par le spectacle — un système de production et de représentation d’images dominé par la logique du capitalisme de marché, qui tend à « développer » nos facultés de perception, d’imagination et de réflexion afin d’en faire un « modèle unidimensionnel » formaté par le langage de l’idéologie consumériste. C’est également la condition tout à fait contemporaine de notre auto-identification et de l’ordre social « garanti » par la structure du pouvoir établi. En tant que typologie de base des événements artistiques et culturels de notre époque, les biennales d’art » Hou Hanru

 

Présentée dans plusieurs sites de la ville de Lyon et de sa banlieue, la Biennale, est structurée autour de cinq piliers :

1 – La magie des choses ou la réinvention du quotidien

2 – É loge de la dérive

3 – U n autre monde est possible

4 – V ivons ensemble

5 – V eduta

 

Engagés, les artistes interpellent l’époque à travers leurs œuvres et investissent les espaces urbains, transmuant et réinterprétant les environnements selon une vision personnelle, sociale, historique ou/et politique.

 

Le biennale est aussi le lieu et le temps de nombreuses manifestations culturelles.

Demandez le programme : http://www.biennaledelyon.com/

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Vendredi 13 novembre 2009

Il y a quelque temps déjà que je voulais parler du blog indiscipline intellectuelle : http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/ dans lequel l'auteur soulève avec intelligence, les défauts et les contradictions de notre société : son gouvernement, la société civile, ... tout ce que l'actualité donne à mâcher qu'il examine avec un regard acéré. Il a la plume agile et s'égare pas en bavardages inutiles. Tout pour plaire.

Son post "La tyrannie des braves gens" m'offre l'occasion de vous inviter à visiter ce blog. Le sujet peut à lui seul faire l'objet d'ouvrages savants. En prenant deux exemples tirés de l'actualité récente, il nous rappelle juste qu'il nous faut rester vigilant et critique. Le totalitarisme n'arrive jamais par hasard.

Merci à Thierry Groussin, l'auteur de ce blog, qui se décrit comme un "Explorateur méditatif, intuitif, rationnel. Orientation « Comment les gens ordinaires changent peu à peu le monde"  de m'offrir la possibilité de ce post sans qu'il m'en ait coûté de jus de crâne.

Par marine - Publié dans : bleu - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 9 novembre 2009

"La notion même d’identité a longtemps servi de muraille : faire le compte de ce qui est à soi, le distinguer de ce qui tient de l’Autre, qu’on érige alors en menace illisible, empreinte de barbarie. Le mur identitaire a donné les éternelles confrontations de peuples, les empires, les expansions coloniales, la Traite des nègres, les atrocités de l’esclavage américain et tous les génocides. Le côté mur de l’identité a existé, existe encore, dans toutes les cultures, tous les peuples, mais c’est en Occident qu’il s’est avéré le plus dévastateur sous l’amplification des sciences et des technologies. Le monde a quand même fait Tout-Monde. Les cultures, les civilisations et les peuples se sont quand même rencontrés, fracassés, mutuellement embellis et fécondés, souvent sans le savoir.”  Patrick Chamoiseau - Edouard Glissant

Depuis la chute du Mur de Berlin, plus d'une vingtaine de murs ont été érigés ou sont en cours de construction. 21 000 km de frontières fortifiées. Sans compter les murs qui séparent quartiers sunnites et chiites à Bagdad, quartiers riches et pauvres à Rio, protestants et catholiques à Belfast.


Aux plus tristement célèbres : Israel/Palestine, Etats-Unis/Mexique, il faut malheureusement ajouter des milliers de kilomètres de murs qui s’érigent sous différents prétextes.

L'Arabie Saoudite construit un mur en béton muni de caméras de surveillance particulièrement sophistiquées. Ce mur destiné à empêcher l'infiltration yéménite coûte un demi milliard d'euros.
L'Arabie Saoudite met également en place une barrière ultra moderne sur les 900 kilomètres de frontière commune avec l'Irak.

La Turquie revendique une partie d l'île chypriote. Elle a tenu a délimiter e territoire par une barrière.

Depuis 2007, la Thaïlande édifie une barrière physique le long des 75 kilomètres plus accessibles de sa frontière avec la Malaisie. Le but selon Bangkok est d'empêcher "les terroristes" de traverser les province agitées à majorité musulmane du sud de la Thaïlande.

Le Pakistan construit un mur de 2 400 kilomètres pour être séparé de l'Afghanistan.

L'Ouzbékistan a érigé une clôture le long de sa frontière avec le Tadjikistan.

Les Emirats arabes unis sont en train de mettre une place une barrière sur leur frontière avec Oman et le Koweït renforce le mur de 215 km le long de sa frontière avec l'Irak.

L'Espagne de Javier Solana a érigé une barrière électrifiée gardée par des soldats, aux enclaves de Ceuta et Melilla à la frontière du Maroc. Elle fait rempart aux travailleurs illégaux, qui, par centaines, tentent d'entrer en Espagne.


Maroc : la grande muraille du Maroc connue sous le nom de "Ceinture de sécurité" est un mur de défense long de 2720 km. Ce mur est destiné à protéger le Maroc des intentions hostiles du front Polisario.

La Corée du sud se protège de la Corée du nord par une barrière.

L'Inde a construit un mur de 3 300 kilomètres afin de maruer sa séparation du Pakistan voisin.

Le Botswana construit des barrières électrifiées à la frontière avc le Zimbawe. De source officielle, "on veut empêcher les animaux de ferme contaminés d'entrer dans le pays". En fait il s'agit de limiter l'entrée de ceux qui veulent échapper aux massacres ethniques.

Mais réjouissons-nous et célébrons le 20e anniversaire de la chute d'un mur. Demain est un autre jour.

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Mardi 3 novembre 2009

Il est lancé et l'arrière fond électoraliste qui le sous-tend le pollue beaucoup trop pour qu'il soit serein. La réflexion sur le sujet est pourtant passionnante mais voilà que jeté en pâture sans précaution, il prend des allures de foire d'empoigne. La notion d'identité à elle seule ne fait pas consensus et lorsqu'il s'y adjoint le qualificatif de nationale, le débat devient une belle cacophonie.

Le quotidien "Le monde" publie un article sur la manière dont la presse étrangère traite ce débat. Externaliser la réflexion pourrait peut-être nous aider à y voir plus clair.
 "Fiers de leur nationalité, ils portent aux nues les apports de leur pays à l'humanité et se disent inégalables en matière d'art culinaire, de vins, de mode et de parfums. Mais ils sont pleins de contradictions, enclins à la grève, aiment le verbe polémique. L'intégration des immigrés a radicalement changé leurs goûts ; l'insatisfaction les caractérise."  Prensa Latina, Agence d'information latino-américaine

Le site dédié à cet épineux sujet vient d'ouvrir ses pages, http://www.debatidentitenationale.fr/ . Il  fait un peu peur par les symboles qu'il affiche... Mais certaines contributions sont consistantes. Vous pouvez y déposer la votre. Ne laissez pas le débat aux moins pensants.

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Jeudi 29 octobre 2009
En guise de clin d'oeil à Eduardo... Ainsi va la vie

Il y a vingt ans, à quarante et un ans, mourrait Bernard-Marie Koltès. « On meurt et on vit seul. C'est une banalité... Je trouve que [la vie] est une petite chose minuscule... ». Depuis sa mort, son oeuvre n'a cessé de croître en influence.
L'univers de Koltès est pétri  dans la réalité très contemporaine: un chantier de «Blancs» en Afrique, les docks malfamés de New York, une province en pleine guerre d'Algérie. Il parle de racisme, d'exclusion et d'homosexualité par détournements. Il scrute l'humain à travers les rapports de forces, la violence familiale, la quête perpétuelle du désir et de l'identité. Il reste d'une actualité criante. 

Pour le vingtième anniversaire de sa mort, le Théâtre de la ville de Paris et France-culture se sont associés pour monter une lecture, mise en espace de Roberto Zucco. Georges Lavaudan en assure la direction. Cette pièce d'une incroyable force, s'inspire de l'histoire d'un jeune serial killer du nom de Succo, à la beauté angélique. Emprisonné pour avoir tué son père, Roberto Zucco s’évade. Il rencontre des personnes très différentes. Leur vie, leurs idéaux, vont être chamboulés par cette rencontre avec ce personnage hors normes et fascinant. Très loin, de l’image que l’on se fait d’un tueur en série : sous ses apparences de " bête sauvage ", de monstre sanguinaire, Roberto Zucco est incroyablement humain, parfois touchant. Koltès nous donne un texte réaliste et poétique où la condition humaine, ses contradictions et ses forces éclatent au grand jour. Roberto Zucco nous fait passer des rires aux larmes, sans fausse pudeur ni caricature, mais simplement, avec humanité. Interdite à Chambéry, en 1991, où un agent de police avait été tué au moment des faits par le vrai meurtrier, la pièce présentée par Bruno Boëglin, premier metteur en scène de Koltès, en 1977, soulève un débat houleux entre réalité et fiction.

«Le théâtre, c'est le contraire de la vie, mais j'y reviens toujours et je l'aime, car c'est le seul endroit où l'on dit que ce n'est pas la vraie vie.»

Sept années de travail ont été nécessaires à Brigitte Salino pour écrire cette biographie sensible et intelligente de Bernard-Marie Koltès. Le théâtre contemporain doit beaucoup à cet OVNI flamboyant. 

Brigitte Salino
Bernard-Marie Koltès
Stock - 16 septembre 2009

- 4e de couverture -
                                       


"Bernard-Marie Koltès a traversé son temps comme une comète. Il a vécu quarante et un ans, de 1948 à 1989, et laissé une œuvre brève, qui tient pour l'essentiel en six pièces : La Nuit juste avant les forêts, Combat de nègre et de chiens, Quai Ouest, Dans la solitude des champs de coton, Le Retour au désert et Roberto Zucco.
Auteur d'un théâtre existentiel porté par une vision du monde, il fut considéré comme un classique contemporain dès son vivant. Patrice Chéreau a créé presque toutes ses pièces dans les années 1980 ; depuis elles ne cessent d'être jouées, en France et à l'étranger.
Comment le fils d'un officier de droite, qui a grandi à Metz, est-il devenu cet auteur-là ? Quels choix l'ont guidé ? Quel imaginaire l'a forgé ? Cette première biographie tente de répondre à ces questions, tout en sachant que toute vie - et surtout la sienne - garde ses secrets. « Ma vie est sans intérêt », disait Bernard-Marie Koltès, peu avant sa mort, du sida. Seule pour lui comptait l'œuvre. Il avait raison : sa vie est intéressante parce qu'il a écrit. Et qu'il a écrit ce théâtre-là."

Roberto Zucco, lecture -Mise en espace
enegistrement public, vendredi 30 octobre à 20h30
Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès, une pièce dirigée et mise en ondes par Georges Lavaudant. Avec Eric Elmosnino, Sara Forestier, Marilu Marini, André Marcon, Astrid Bas, etc.
Infos pratiques : Enregistrement à 20h30 au Théâtre de la Ville,
2 place du Châtelet,
75004 Paris.
Métro : Châtelet/Les Halles
Réservations au 01 42 74 22 77 ou sur www.théâtredelaville-paris.com.
Tarif : 5 €.
Diffusions sur France Culture dans Théâtre & Cie le dimanche 8 novembre de 20h à 22h.

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Dimanche 25 octobre 2009

Ecrivain et ambassadeur de France à Malte, Daniel Rondeau a initié un événement culturel de grande ampleur, sur les pas d'Ulysse  dans le bassin méditerranéen, du 7 au 23 octobre 2009. De Malte à Beyrouth, en passant par Tunis et Limassol, un voyage très symbolique a rassemblé des intellectuels, des artistes, des poètes et des parlementaires français et étrangers pour célébrer des idées et des figures communes aux deux rives de la mer Méditerranée. Le navire militaire de la Marine nationale "Le Meuse" sur lequel était embarqué tout ce beau monde a accosté dans le port de Beyrouth, élue capitale mondiale du Livre 2009, la veille du jour de l'inauguration du Salon du Livre qui se tient actuellement dans la capitale libanaise.

«Il s’agit d’un voyage symbolique, une tentative à la fois politique et littéraire, pour célébrer sur les deux rives de la Mer Intérieure des idées, des mots, des figures qui nous rassemblent», explique Daniel Rondeau. «Le jour où, à ma grande surprise, j'ai été nommé ambassadeur de France à Malte, il y a un peu plus d'un an, j'avais imaginé ce voyage méditerranéen, de La Valette à Beyrouth, via Tunis, Tripoli, et Chypre. J’ai aussitôt reçu le soutien de notre ministre Bernard Kouchner et de l’Etat-major de la Marine nationale. Je dois dire tout de suite que l’ensemble des représentations diplomatiques françaises a pris une part active à l’organisation de ce périple».

Parmi les points d'orgue de ce périple méditerranéen, il y a eu le départ, de Malte, avec un panel d'artistes et d'écrivains : l’écrivain Salim Bachi, la réalisatrice Rebecca Cremona, l’écrivain et journaliste Jean Daniel, le poète Moncef Ghachem, l’historien François Hartog, le professeur Peter Serracino Inglott, le poète Salah Stétié, l’écrivain Takis Theodoropoulos… trois jours de conférences et de débats à l’université , dans un lycée et au collège international de Tunis (dirigé par Hela Beji), avec ces mêmes auteurs, rejoints par Tahar Ghalia et Azzedine Guellouz. A Tripoli, une rencontre avec des écrivains libyens et une table ronde sur Albert Camus. A Chypre, un concert de musiciens israéliens et palestiniens. A Beyrouth tout un programme de conférences et de débats, auxquels participent d’autres écrivains : Adonis, Antoine Assaf, Charles Dantzig, Venus Khouri Ghata, Alexandre Najjar, Patrick Poivre d’Arvor, Robert Solé. ainsi que  Jean-Marie-Gustave Le Clezio.

Superbe projet culturel dont les comptes rendus des journalistes et blogeurs qui ont assisté à aux conférences et débats font tous état d'une grande qualité et d'un intérêt certain. 

http://www.ambafrance-mt.org/IMG/pdf/dossier_Ulysse_2009_-_061009.pdf

Il reste vraiment des temps de cerveaux disponibles pour le meilleur de l'être.

Par marine - Publié dans : arc en ciel - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 20 octobre 2009

Graffiti et tags ont définitivement leur place dans le domaine de l'art. Les expositions qui leur sont consacrées se multiplient et les tagueurs les plus talentueux sont dragués par les galeristes. Devant le succès rencontré par l'exposition "Né dans la rue ; graffiti", la Fondation Cartier a décidé de prolonger son ouverture jusqu'au 10 janvier 2010.


 "L’exposition met en lumière l’extraordinaire vitalité d’un mouvement artistique qui a pris son essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial. Solidement ancré dans le paysage culturel, le graffiti traverse aujourd’hui les domaines des arts plastiques, du design et de la publicité. Pourtant, en dépit de son omniprésence, cette forme d’expression essentiellement illégale, dont les origines et l’histoire demeurent peu connues du grand public, continue d’évoluer en périphérie du monde artistique contemporain. Cette exposition s’efforce de tracer les contours d’un territoire vaste
et complexe, qui englobe aujourd’hui quantité de techniques, d’idées et de courants différents. Offrant une lecture des origines du mouvement ainsi qu’un panorama de la pluralité des écritures contemporaines, l’exposition Né dans la rue – Graffiti donne au visiteur l’occasion de découvrir une forme d’art omniprésente et en perpétuelle évolution, et de renouveler ainsi le regard que chacun porte sur la ville." extrait du dossier de presse plutôt bien fait dont je vous invite à lire le contenu, introduction complète sur l'histoire de ce mouvement nè aux Etats-Unis dans les années 1970, des biographies d'artistes et des extraits d'interviews,  en prime : des photos de tags vraiment magnifiques.


Extrait de l’entretien avec Seen
réalisé par Chris Pape, avril 2009

(Richard Mirando de son vrai nom, né en 1961 dans le Bronx où il a grandit. Il vit désormais à Paris. A 13 ans, prodige en art plastique, il réalise des peintures décoratives pour le compte de son oncle, propriétaire d’un garage auto. Il personnalise alors ses premiers véhicules. Richard est captivé par les rames de métro peintes, pénètre dans le dépôt un samedi après-midi de 1973 et réalise sa première « pièce ». Il choisit le pseudo « Seen ». L’enchaînement des 2 « E » lui plaît et la signification lui correspond. Faire du graffiti devient pour lui le moyen de concrétiser son désir d’être vu par le plus grand nombre.)

 

« Parle-nous un peu de la répression. Elle avait différents agents : les parents, la police (les fameux flics Hickey et Ski), les gangs, et tous ceux dont le seul but était le cross-out, le fait de recouvrir les pièces des autres.

Pour résister à la répression, c’est uniquement une question de motivation. Personnellement, j’ai peut-être eu de la chance parce que je m’entendais bien avec les autres graffeurs et que je n’ai jamais été dans le conflit. Et puis, j’étais plutôt du genre acharné, rien ne pouvait m’arrêter. On était plusieurs dans ce cas à avoir la même motivation. Il y avait Comet, par exemple, qui a fait beaucoup de dégâts. Par ailleurs, j’avais des parents assez compréhensifs. Au bout d’un moment, quand je suis devenu adulte, ils m’ont bien soutenu. On peut dire que j’ai été plutôt chanceux. Avec Hickey et Ski, on jouait vraiment au chat et à la souris. Je n’avais aucune hostilité envers eux. Ils étaient souvent en faction dans leur voiture devant ma maison. Pour moi, en tant que graffeur, c’était important d’avoir toujours un coup d’avance. Hickey et Ski faisaient partie de ce jeu. Ce n’étai pas de la répression, c’était pour s’amuser. »


Dans une scènographie soignée et aérée, l'histoire du mouvement est retracée à travers une documentation riche : carnets, photos, vidéos, palissades, films... parmi les films, le très beau documentaire d'Agnès Varda réalisé au Brésil qui passe deux fois par semaine.

La palissade extérieure offre aux tagueurs officiels côté gauche et aux autres côté droit, un espace pour déployer leur talent pendant toute la durée de l'exposition. Chaque semaine, de nouveaux artistes viennent recouvrir les travaux précédents en toute légalité et sous le regard d'une foule de curieux.

Allez-y si vous pouvez :
Fondation Cartier - 261 bd Raspail - 75014 Paris
Tous les jours sauf le lundi de 11h à 20h
http://fondation.cartier.com/?_lang=fr&small=0&i=143744

 

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Dimanche 18 octobre 2009

Du 7 au 8 décembre prochain se tiendra à Copenhague la prochaine Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (UNFCCC) pour adopter le texte qui succédera au protocole de Kyoto. Toutes les réunions préparatoires se sont soldées par des échecs.

Aux Maldives, le conseil des ministres a eu lieu samedi en tenue de plongée. Le gouvernement des Maldives s'est réuni six mètres sous l'eau pour dénoncer le réchauffement climatique. Le président et ses ministres s'étaient entraînés pendant des semaines. La montée de l'océan menace d'engloutir l'archipel. Ses 400 000 habitants seraient alors en quête d'une terre d'accueil... sans pouvoir revendiquer le droit d'asile ni le statut de réfugiés. Car "le cadre juridique actuel ne permet pas de prendre en compte les migrations provoquées par le changement climatique", résume Charles Ehrhart, responsable de cette question à l'ONG Care.

Les catastrophes liées au climat ont provoqué la migration de 20 millions de personnes en 2008 selon l'ONU. Leur situation n'est spécifiée dans aucun texte. Le réfugié climatique qui a une réalité physique ne peut se prévaloir nulle part du statut de réfugié et les Etats entretiennent volontairement un flou pour ne pas avoir à les acueillir.

20 millions aujourd'hui, 200 millions dans quelques années... Le 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère c'est tous les jours !

Où pourrait bien se tenir le conseil des ministres français pour nous faire oublier toutes les affaires qui l'agitent... ? J'attends vos idées ..

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Samedi 17 octobre 2009

Une journée pour refuser la misère du monde et après... même si nous nous sentions tous concernés une journée complète, si nous allions aux diverses manisfestations, colloques, expositions organisées pour la circonstance est-ce qu'à la fin du jour, il y aurait moins de misère ? Est-ce que le milliard d'être affamés serait rassasié ? Une journée pour refuser la misère du monde et après... les millions de tonnes de nourriture jetées chaque année aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne pourraient, disent des spécialistes du sujet, permettre à ce milliard d'être humains de ne plus souffrir de la faim. Faudrait-il adoptés les affamés pour qu'ils fassent nos poubelles ?

Il existe des opérations commando qui vont de nuit faire les poubelles des supermarchés mises sous surveillance, pour en récupérer les denrées encore consommables, jetées pour des raisons diverses : dates de péremption affichées mais ne nuisant en rien à la qualité du produit ou défauts de présentation.  Quelques jeunes anglais de mes relations ont pratiqué l'exercice pendant plus de deux ans et se sont ainsi nourris gratuitement pendant tout ce temps. l'exercice est périlleux mais en vaut la chandelle, le récit de leurs expéditions les photos, la liste de leurs récupérations :  http://www.thefreeganfiles.blogspot.com/ Mais depuis plus d'un an, leurs expéditions ont dû être interrompues, de l'essence est versée sur les denrées les rendant inconsommables. La grande consommation ne veut pas que l'on récupère ses déchets. Et l'hyperconsommation des pays riches fait grimper les prix dans les pays en développement.

Une journée contre la misère... alors que les 23 banques et fonds d'investissement de Wall Street engrangeront cette année 437 milliards de dollars de profits. Les seules rémunérations de la Bank of America (30 milliards de dollars) sont six fois plus élevées que le budget du Programme alimentaire mondial qui est venu en aide à cent millions de personnes en 2008.

Une journée contre la misère... alors que l'agriculture mondiale s'externalise et que la ruée vers les terres arables va deposséder des millions de petits paysans. Depuis 2008, la Lybie investit en Ukraine; les pays de Golfe vont en Afrique et en Asie, le Japon se lance au Brésil et Goldman Sachs en Chine et la Chine partout où cela est possible. Les émeutes de la faim du printemps 2008 n'ont été que les prémices d'autres révoltes.

Le 17 octobre journée mondial du refus de la misère, c'est tous les jours... Refuser la misère c'est s'obliger à modifier nos modes de vies.

Autre misère : la répression
Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes, perdirent la vie aux mains des forces de police, suivant les ordres de leurs supérieurs. 
12 000 arrestations, 3 morts selon les sources officiels et 300 selon les organisateurs, des disparitions.
Relire "Meurtre pour mémoire" de Didier Daeninck.

Par marine - Publié dans : Noir - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 20 septembre 2009

23 salariés chez France Télécom en 18 mois, une vague mortelle qui avait touché il y a quelques années l'entreprise Renault sur le site de Guyancourt, 5 salariés en 5 mois.

300 à 400 salariés (source CNRS) se suicideraient chaque année sur leur lieu de travail en France, un phénomène récent apparu il y a une dizaine d'années qui se serait accentué depuis six ans affirme Christophe Dejours, psychiatre et psychanalyste. Avant cela, il ne touchait que les agriculteurs acculés par les dettes dont le lieu de vie et le lieu de travail se confondent.

A propos d'exploitants agricoles, la Mutuelle sociale agricole (MSA) a relevé "six suicides d'agriculteurs depuis janvier" rien que dans le département de la Manche, deuxième département français en terme de volume de lait produit. Nicolas Coudray, porte-parole de l'OPL. (organisation des producteurs de lait) pense que la proposition franco-allemande qui  "porte essentiellement sur la contractualisation entre les producteurs et les laiteries et va aboutir à la fixation des prix du lait par les grands groupes agroalimentaires.» permettra le monopole des laiteries. En conséquence, selon Nicolas Coudray: «des groupes comme Danone et Lactalis vont faire la pluie et le beau temps». Et pendant ce temps, les millions de litres de lait finissent en terre, enterrés...

Quant aux suicides en prison, ils sont aussi en augmentation, 102 depuis le début de l'année. Ils sont détaillés par prison sur le site : http://prison.eu.org/rubrique69.html. Le projet de loi pénitentiaire vient d'être voté, à suivre...

Le suicide, une sortie définitive, quelle est la part de la crise et du plus jamais ça, nous allons y veiller, que clament nos dirigeants haut et fort, la main sur le coeur et cette bizarre impression que rien ne va vraiment bouger, des inégalités criantes et des perspectives qui se ferment, du mépris de l'humain au profit de l'argent, quel impact dans l'inconscient collectif qui nous embrume le moral au point de ne plus voir de futur réjouissant, de ne plus croire au progrès, de penser qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark et ailleurs et de baisser définitivement le rideau. Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir.....
Quels rêves, quels espoirs, quels possibles ?
Dis Nicolas, dessine-nous un beau rêve ?

Nicolas ne sait décidemment pas dessiner et souvent il esquisse de jolies formes pour les effacer ensuite.
Ne laissez pas d'autres rêver à votre place, reprenez-vos rêves en main et envoyez-les moi, j'en fais collection. Un jour, j'ouvrirai un musée des rêves.

Par marine - Publié dans : Noir - Communauté : Journalistes et clubs presse
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