Scientifiquement responsables et coupables ... où va-t-on ?

Publié le par marine

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Dire que ce grandiose paysage vit sous le trou de la couche d'Ozone


Le monde vu depuis la Nouvelle Zélande, aux antipodes de l'Europe, ne présente pas vraiment un visage plus avenant mais le pays semble vivre dans une bulle à l'abri de tous les foyers les plus agités de la planète. Il en ressort une impression de calme bienfaisant toutefois les habitants vivent juste au-dessous d'une béance de la couche d'ozone et les cancers de la peau sévissent durs. Personne jusqu'à présent n'a encore été condamné pour ces accrocs de la stratosphère.

 

Mais que les scientifiques prennent garde, tout ce qu'ils diront désormais, pourrait bien se retourner contre eux. La condamnation récente d'une psychiatre à un an de prison avec sursis pour homicide involontaire après le meutre commis par l'un de ses patients sans que ni la négligence ni la légèreté n'aient pu être réellement démontrées évoque ce désir inaccessible d'un risque zéro absolu qui voudrait un responsable par mort accidentelle et violente. 

 

Les sept scientifiques italiens condamnés en octobre à 6 ans de prison pour "homicide par imprudence" pour avoir sous-estimé les risques avant le séisme meurtrier de l'Aquila en 2009 relève également de besoin de reponsables au nom d'un risque zéro. Pourquoi n'avoir pas englobé dans cette accusation les entreprises du bâtiment ou les architectes, ou ceux qui ont délivré les permis de construire pour ne pas avoir mis en oeuvre ou pire ne pas avoir respecté les mesures antisismiques notamment dans la construction d'immeubles. Il y aurait un lien plus logique dans la responsabilité de l'effondrement des immeubles.

 

Ces dérives judiciaires fleurent bon le populisme qui consiste, dans ce cas de figure, à satisfaire des plaignants désireux de trouver des responsables à leur malheur et de les punir le plus sévèrement possible.  D'autres catégories de personnes, les maires entre autres sont victimes de ce besoin fou de risque zéro.

 

Elle est désolante cette tendance... qui voient jeter en pâture des personnes de bonne foi et tout à fait consciencieuses à la vindicte populaire qui ne fait généralement pas dans la dentelle. Et la science est une coupable bien trop aisée qui permet d'éviter d'aborder la complexité des affaires concernées.

 

 Par chance aucun scientifique n'avait prédit la fin du monde le 21 décembre 2012, il aurait été poursuivi pour absence de fin du monde...!!!

Publié dans rouge

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Patrick 27/12/2012 11:04

Le 25 octobre dernier, j'avais écrit un post sur ce thème dans mon blog (Séisme dans l’expertise… Les scientifiques tremblent !). Je ne peux donc qu'être d'accord avec votre analyse et regretter
avec vous qu'elle soit "désolante cette tendance!"

marine 27/12/2012 12:35



oh combien ! bonne fin d'année...